• Citations

    Recueil de citations

     

    Aime et fais ce que tu veux (dilige, et quod vis fac).

    Saint AUGUSTIN, Commentaire de la Première Epître de saint Jean, Sources Chrétiennes n°75, Paris, Cerf, 1961, 452 pages, VII, 8, p.329

     

     

     

    Les dogmes ne peuvent être rien d'autre que que des aspects de l'amour qui se manifeste et, dans sa révélation même, demeure toujours mystère.

    Hans-Urs von BALTHASAR, Retour au Centre, Présentation de Vincent HOLZER,DDB, Paris, 1998, 161 pages, préface, p.27.

     

    Les auteurs bibliques sont auteurs de la Bible, chacun de son œuvre, autant que Racine est auteur de ses pièces et Mozart de sa musique.

    Paul BEAUCHAMP, Parler d’Ecritures Saintes, Seuil, Paris, 1987, p.17.

     

     

     

    Garder le silence, quel mot étrange ! C'est le silence qui nous garde. 

    Georges BERNANOS, Journal d'un Curé de Campagne, La Pléiade, p.1229.

     

     

     

    Les obligations les plus légères en apparences sont bien souvent, dans la pratique, les plus pénibles. On franchit une montagne et on bute sur un caillou.

    Georges BERNANOS, Dialogues des Carmélites, points, p.28.

     

     

    Savoir prendre sa joie dans la joie des autres, c'est le secret du bonheur.

    Georges BERNANOS, La Joie, Points, p.71.

     

     

     

    La mesure d'aimer Dieu, c'est de l'aimer sans mesure. (Modum esse dilligendi Deum sine modo diligere.)

    Saint BERNARD, Traité de l'amour de Dieu, VI, O.C. t.2, p.381, L.Vivès, Paris, 1873.

     

     

    Naître, c'est naître à l'espérance, C'est entrer dans l'a-venir de toi, et s'offrir pour qu'il advienne en ce monde.  (Pâques 1995.)

    CHRISTOPHE (Frère de Tibhirine), in Sept Vies pour Dieu et pour l'Algérie, Bayard / Centurion, Paris, 6° éd, 1996, p.160.

     

     

    Sois chercheur de Dieu, toujours en quête de son visage. Aime de toute ton intelligence pour comprendre de tout ton amour.

    DANIEL-ANGE, Feu et Lumière, n° spécial, juillet 1994.

     

     

     

    J'ai toujours peur que l'égalité tue la fraternité.

    Michel DUBOST, France 2, Le Jour du Seigneur, 8 mai 2005, à 11h55.

     

     

     

    C'est la principale vertu de l'amour de faire souffrir pour la chose aimée.

    Saint FRANÇOIS DE SALES, Traité de l'amour de Dieu, IX, Ch.II, Pléiade, p.762-763.

     

     

    Comprendre ce que dit quelqu’un, c’est … s’entendre sur ce qui est en cause et non se transporter en autrui et revivre ce qu’il a vécu.

     Hans-Georg GADAMER, Vérité et Méthode - les grandes lignes d'une herméneutique philosophique, L'Ordre Philosophique, Seuil, Paris, 1967, 346 pages. Titre original : Wahrheit und Methode, 1960 (1ère éd.) ; 1965 (2ème éd.) ; 1973 (3ème éd.), p.405.

     

    Il y a 3 B-attitudes : le Beau, le Bon et le Bien.

    François GARAGNON, Jade et les sacrés mystères de la vie, Monte-Cristo, 1991, 125 pages., p.63.

     

     

     

    Celui qui a aimé le beau deviendra beau lui aussi, la bonté de ce qui est en lui transformant en elle-même celui qui l'a reçue.

    GRÉGOIRE DE NYSSE, Homélies sur l'Ecclésiaste, PG 44, col 739-740; Jaeger VIII,9.

     

    J'ai souvent constaté que la prière de demande est un sûr critère pour juger de l'authenticité d'une vie spirituelle : les faux mystiques la dédaignent, les vrais s'y complaisent. Un saint est toujours un mendiant, non pas nécessairement aux portes des hommes, mais à la porte de Dieu.

    Henri CAFFAREL, Extrait de "Cahiers sur l'oraison", n°49, avril 1962.

     

    Au bout de soi-même il n’y a pas soi-même, ou alors ça ne vaut pas la peine d’y aller.Au bout de soi-même il y a Dieu, ou alors il n’y a pas de Dieu.Aller au bout de soi-même, ce n’est pas prendre possession de soi. Ce serait posséder quoi ? Ce ne peut être que de se livrer, s’abandonner entièrement à Dieu qui est là.

    Pierre-Marie HOOG, Au fil des jours blessés, Vie chrétienne n°540, 147 pages, p.19.

     

    La prière pour obtenir les dons de l'Esprit Saint m'a accompagné depuis ma jeunesse et j'y suis toujours fidèle.

    JEAN-PAUL II, Ma Vocation, Don et Mystère, Bayard éd°, Cerf, Fleurus-Mame, Téqui, 1996, p.106.

     

     

    Les gens ne croient pas ceux qui leur font la leçon. Ils croient ceux qui les aiment.

    Robert JORENS, Session homilétique, 5 mars 1999, L'HAY-LES-ROSES.

     

     

    Si par impossible on pouvait aimer Dieu en enfer, et qu'il voulût m'y mettre, je ne m'en soucierais pas : car il serait avec moi, et sa présence en ferait un paradis. Je me suis abandonné à lui ; il fera de moi tout ce qu'il lui plaira.

    Frère LAURENT DE LA RÉSURRECTION, L'Expérience de la Présence de Dieu, Seuil, p.70.

     

     

    On ne vit bien que dans l'effort. Perdre le goût de l'effort, c'est perdre la joie de vivre (…) La seule réussite est celle de la vie intérieure.

    Denise LEGRIX, Ma joie de Vivre - Croire, sourire, lutter, p.177.

     

     

    Depuis environ cent ans, l'homme a élargi si extraordinairement son horizon, qu'il est comme perdu, ne sait plus où donner de la tête, n'arrive plus à assimiler. C'est la grandeur et aussi la difficulté de notre génération.

    Jacques LOEW, Mon Dieu dont je suis sûr, Paris, Fayard-Mame, 1982, p.72.

     

    On n'aime pas d'abord un groupe, mais d'abord une personne, quelqu'un qui peut nous blesser, devant qui on accepte de perdre la face, et à qui on fait l'honneur d'être le seul, à un certain moment, à nous sauver de la détresse.

    André LOUF, Au Gré de sa Grâce, DDB, 1989, p.173.

     

    Dans l’ordre de l’esprit, on ne trouvera jamais de procédé pour l’enfantement sans douleur.

    Henri de LUBAC, "Nouveaux Paradoxes", in Paradoxes, Œuvres Complètes, XXXI, Paris, Cerf, 1999, p.148.

     

     

    Ce fut une erreur grave de séparer la théologie d'avec la spiritualité, et inversement. Non fondée sur le dogme, la spiritualité devient de la dévotionnette. Non articulée sur la spiritualité, la théologie devient un Sahara de concepts, et l'exégèse un démontage de textes au tournevis. André MANARANCHE, Grâce à Dieu !, Le Sarment, Fayard, Paris, 1993, p.359.

     

    La pudeur, c'est comme le silence, un "en-dedans", un espace. La pudeur s'ignore elle-même. Elle ne sait pas qu'elle est pudeur. Si elle se tait, c'est par mégarde, parce qu'elle ne s'observe pas et laisse aux autres le soin de trouver des interprétations. Elle a pour emblème la violette cachée sous les feuilles et dont le parfum subtil attire seul l'attention.

    Jeannine MARRONCLE, L'homme interdit, Nouvelle cité, p.191.

     

    J'ai souvent l'occasion de constater que certaines réactions émotives démesurées ne sont que la réactivation d'une blessure du passé mal guérie.

    Jean MONBOURQUETTE, Comment Pardonner, Centurion, 1992, p.20.

     

     

    Console-toi, tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais trouvé

    Blaise PASCAL, Pensées, Br 553 (Le mystère de Jésus)

     

     

     

    Que celui qui pense être debout prenne garde de tomber.

    Saint PAUL, Première Lettre aux Corinthiens, 10, 2

     

     

     

    L'homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou s'il écoute les maîtres, c'est parce qu'ils sont des témoins.

    PAUL VI, Evangelii Nuntiandi, §41.

     

    Hier, à l'époque de la guerre des boutons, lorsqu'un adulte survenait, le calme revenait. Aujourd'hui, bien souvent, lorsque les adolescents se battent, l'adulte ferme les yeux et s'enfuit en courant.

    Jean-Marie PETITCLERC, La Violence et les jeunes, Salvator, Paris, 1999, p.13.

     

     

    Comment prétendre aimer Dieu si l'on n'est pas fidèle aux rendez-vous de la prière ?

    Jacques PHILIPPE, Du temps pour Dieu. Petit Guide de la Vie d'Oraison, p.19.

     

     

    Pour faire le mal, l'homme doit auparavant le reconnaître comme un bien, ou comme un acte reconnu logique et compris comme tel. Telle est, par bonheur, la nature de l'homme qu'il lui faut chercher à JUSTIFIER ses actes. Alexandre SOLJENITSYNE, L'Archipel du Goulag, p.131.

     

    Ah ! le Seigneur est si bon pour moi qu'il m'est impossible de le craindre, toujours il m'a donné ce que j'ai désiré ou plutôt Il m'a fait désirer ce qu'Il voulait me donner

    THÉRÈSE de l'Enfant-Jésus de la Sainte Face, Manuscrit C, 31r°.

     

     

    Le terme de chasteté si on le comprend bien, ne suggère pas la volonté de dépasser ou, pire encore, de dénier la réalité sexuelle, mais le désir de réguler l'organisation des pulsions sexuelles partielles dont toute personne est constituée. Devenir chaste, ce n'est donc pas tenter d'éviter la sexualité, mais c'est chercher à bien l'assumer. Xavier THÉVENOT, Repères éthiques, Salvator, 1982, p.45.

     

    Le Beau implique des effets d'indicibilité, d'indescriptibilité, d'ineffabilité- Et ce terme lui-même ne dit RIEN. Il n'a pas de définition, car il ni y a de vraie définition que par construction.Or, si l'on veut produire un tel effet au moyen de CE QUI DIT - du langage -ou si l'on ressent, causé par le langage, un tel effet, il faut que le langage s'emploie à produire ce qui rend muet, exprime un mutisme. Paul VALÉRY, Oeuvres, Gallimard, "La Pléiade,t.1, Mélange, p.374-375.

    Le silence n'est pas le mutisme. Le mutisme est un vide de parole né d'un vide de l'âme. Mais le silence nourrit la parole.

    François VARILLON, L'Humilité de Dieu, Le Centurion, Paris, 1974, 160 pages, p.20.