• - Engagement en politique

    L’ENGAGEMENT DES CHRETIENS EN POLITIQUE 

     

    « Réhabiliter la politique (1999)… Retrouver le sens du politique (2016) : nos évêques nous invitent régulièrement à conserver une noble idée du bien commun et de notre engagement dans la vie de la cité.

     

    En 2002, la congrégation pour la doctrine de la foi a également publié une longue note à ce sujet. En voici quelques accents…

     

    La laïcité se comprend comme « autonomie de la sphère civile et politique par rapport à la sphère religieuse et ecclésiastique », mais « ce serait une erreur de confondre la juste autonomie que les catholiques doivent avoir en politique, avec la revendication d’un principe qui fait fi de l’enseignement moral et social de l’Église. » Le texte nous rappelle que si « le chemin de la démocratie exprime au mieux la participation directe des citoyens aux choix politiques », il « n’est possible que dans la mesure où il est fondé sur une juste conception de la personne. » Une pluralité de partis est en général possible pour militer, exercer ses droits et ses devoirs.

     

    Loin de toute attitude libertaire ou individualiste, loin d’un « pluralisme indéterminé », les chrétiens sont appelés à se laisser « guider par leur conscience chrétienne » et à « participer à la vie sociale et politique selon la conception de la personne et du bien commun qu’ils pensent humainement vraie et juste ».

     

    Selon l’enseignement de saint Jean-Paul II, « ceux qui sont engagés directement dans les instances législatives ont une obligation précise de s’opposer à toute loi qui s’avère un attentat contre la vie humaine ». Cependant, « un parlementaire dont l’opposition personnelle absolue à l’avortement serait manifeste et connue de tous, pourrait licitement apporter son soutien à des propositions destinées à limiter les préjudices d’une telle loi et à en diminuer ainsi les effets négatifs sur le plan de la culture et de la moralité publique. »