• - Le Retour du Fils prodigue

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     Le Retour du Fils Prodigue

    1. Présentation vidéo de l’œuvre de Rembrandt (12 minutes).

    Cette vidéo pédagogique nous fait découvrir des détails
    qu'on ne voit pas d'emblée et des richesses insoupçonnées.

     

    2. Quelques réflexions sur le récit de saint Luc (Lc 15, 11-24).

    Nous connaissons bien cette peinture de Rembrandt et le passage de l'Evangile qu'elle illustre ! Deux trésors inépuisables sur lesquels nous pouvons nous arrêter.

    Nous sommes souvent sensibles à plusieurs choses :


    - le départ du Fils loin de son Père et son manque de gratitude…

    - sa vie de plaisir et de divertissement, où il s’étourdit dans la fête…

    - la faim qui bientôt le tenaille et le rappelle à la raison…

    - le dialogue intérieur qu’il engage avec lui-même,
      où il se dit comment il va essayer de revenir à la maison…


    - et enfin la façon merveilleuse et inattendue dont le père l’accueille…

    Le Père de la parabole sortait sans doute tous les jours de sa maison pour aller à limite de la propriété voir si son fils revenait…C’est une belle image de la miséricorde… En revenant à la maison, le fils s’est senti attendu, désiré, aimé…

    Mais on peut aller un peu plus loin encore. Car avant de décrire comment le fils est rentré à la maison, le texte de la parabole emploie une tournure très suggestive et dit : « Alors il rentra en lui-même ». 

    La première maison dans laquelle le fils revient, c’est la maison de son âme… Et cette maison n’est pas vide, elle est habitée… C’est la raison pour laquelle nous voyons un dialogue intérieur s’instaurer, comme si le cœur du Père était déjà sorti pour aller rejoindre son fils, jusque dans son égarement… « Oui, Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” » 

    Il y a là deux petits trésors très complémentaires :

    - tout d’abord une grande humilité : le sentiment d’avoir perdu sa dignité de fils : « J’ai péché contre le ciel et envers toi »…

    - mais aussi une grande détermination : le désir irrépressible de se lever et d’aller vers le Père, coûte que coûte… « Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : “Père” » Et là il se passe quelque chose d’étonnant : « J’irai vers mon père, et je lui dirai : “Père” ». Au moment même où le Fils a le sentiment d’avoir perdu sa dignité de fils, il ne renonce pas à utiliser les mots d’amour qui révèlent sa véritable identité. Si vraiment, en toute humilité, je peux dire « Père », j’ose dire « Père », c’est que je reconnais que je suis l’enfant bien-aimé, l’enfant chéri, celui que le Père aime… Je n’ose peut-être plus dire que je suis cet enfant bien-aimé, mais j’ose crier : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi ».

    Il y a là un beau chemin pour vivre le sacrement de la réconciliation :

    - reconnaître la prévenance de l’amour de Dieu : Dieu, qui sort de la maison pour guetter notre retour…

    - confesser l’amour de Dieu, le reconnaître, lui qui vient s’inviter jusque dans le dialogue intérieur de notre âme’’lorsque nous nous sentions si loin de lui.

    - oser en toute confiance remettre entre ses mains notre vie et notre identité d’enfants bien-aimés : « J’irai vers mon père, et je lui dirai : “Père” ».