• Plan des trois interventions

     Le Salut en Jésus-Christ 

    Plan des trois interventions


    I. Le Salut, en Jésus Christ : comment mieux le vivre ?

    Introduction :

    a. Le thème du salut, pourquoi ?

    « Jésus Christ est notre Sauveur hier et aujourd'hui, le même pour l'éternité. »[1]

    b. Le thème du salut, comment ?

    1. Comment mieux le vivre ?

    2. Comment mieux le comprendre ?

    3. Comment mieux l’annoncer ?

     

    A. Quand peut-on parler de salut ?

         Trois histoires : indications sur les conditions de l’existence d’un salut pour nous.

         1. Au Mont Saint-Michel avec de jeunes professionnels, une expérience biblique !…

     a. Une histoire de sandales : l’entraide au rendez-vous.

    b. On ne traverse pas tout seul la mer Rouge à pied sec : Dieu sauve et fait naître un peuple.

    c. Entrer dans l'Arche : choisir de ne pas se choisir et sauver sa vie.[2]

    * La vie en Eglise et en équipe : une nef et des équipages pour échapper à la mort.

     2. Eugène LABICHE et Pierre CORNEILLE,

         fins connaisseurs des contradictions de l’âme humaine.

    a. Une histoire de sauvetage et une histoire de sceptre : l’orgueil au rendez-vous.

    b. Il ne suffit pas qu’on nous sauve, il nous faut accepter d’être sauvés…

    c. « Dieu, qui t’a créé sans toi, ne te justifiera pas sans toi.

        Il t’a créé sans ta connaissance, mais il ne te justifie pas sans ta volonté. »[3]

    * La reconnaissance humble appartient à l’expérience intégrale et authentique du salut.

    3. Deux petits pas sur le sable mouillé[4] : 

        la « conversion » d’une maman au chevet de son enfant.

    a. Une histoire de perspective : la lumière au rendez-vous.

    b. Plus on veut donner sa vie, plus on doit la recevoir…

    c. La Bonne Nouvelle n’est pas annoncée à ceux qui servent les pauvres, mais aux pauvres.[5]

    * Le salut n’est pas au bout des efforts de l’homme : c’est toujours un don et une révélation.

     B. L’expérience du Salut en Jésus-Christ :

        « On ne naît pas chrétien, on le devient »[6] quête d’identité et salut chrétien.

    1. Identité construite ou identité reçue ?

           a. « Qui suis-je ? » : une question redoutable, à l’ère du Surhomme de Nietszsche.

           b. « Qui suis-je ? » : une question pourtant essentielle…

           c. « Qui puis-je devenir ? » : une bonne question si aimer quelqu’un, c’est croire en son avenir.

           2. « Chrétien » : l’expérience d’un salut et d’un appel.

           a. Une identité révélée, qui nous renvoie à la personne du Christ.

           b. Une qualité reçue, vérifiée dans une façon de vivre : pertinence de la Lettre à Diognète.

           c. Un être nouveau assumé personnellement et communautairement.

           3. Devenir chrétien, être chrétien et vivre en chrétien :

               une initiation qui laisse le Christ christianiser toutes les dimensions de notre vie.

    a. La vie chrétienne, c’est un art de vivre…

    b. L’« initiation », c’est un chemin de salut à emprunter, où s’inversent nos évidences.

    c. Le grand initiateur, c’est le Christ lui-même, vrai Dieu et vrai homme.


    II. Le Salut, en Jésus Christ : comment mieux le comprendre ?

    Introduction :

    a. « Je n’ai jamais compris comment Dieu peut nous sauver en mourant sur une croix. »

    b. Nous ne pourrons véritablement comprendre que ce que nous vivons.

     A. De quoi avons-nous besoin d’être sauvés ?

    1. Du danger de repli sur notre radicale finitude.

    a. L’expérience de la finitude nous fait faire le deuil de la toute-puissance.

    b. L’expérience de la finitude peut faire naître en nous l’angoisse ou le vertige.

    c. Cette expérience ne peut heureusement être totalement faussée par le « divertissement ».

    2. Du mal et du péché.

    a. L’expérience du mal « qui est là » (mal ontique) est vécue comme absence de sens.

    b. Le mal que nous voulons et faisons (mal moral) révèle la blessure de nos libertés.

    c. L’expérience de nos libertés blessées se révèle dans la blessure de nos relations.

    3. D’une mauvaise compréhension de nous-mêmes.

    a. La finitude et le mal, deux expériences inextricablement liées dans notre expérience.

    b. L’homme est une question pour lui-même.

    c. L’homme est plus qu’une question pour lui-même :

        créés à l’image de Dieu, nous sommes appelés à devenir « participants de la nature divine » (2 P 1,4)

    * De la confession d’un Sauveur à la confession du péché : respecter le mouvement de la Révélation.

     

    B. Jésus Christ, le salut avec l’homme. Humilité et grandeur de la foi chrétienne.

    1. Dérives théologiques : le salut de l’homme sans l’homme.

    a. Une image de Dieu qui ne se compromet pas avec notre humanité…

    b. Un Dieu qui décide le salut sans que l’homme ait à coopérer à son salut.

    2. Dérives anthropologiques : le salut de l’homme par l’homme.

    a. Le désir d’épanouissement personnel prend le pas sur le don de soi.

    b. L’espérance d’un Sauveur se réduit à la fabrication d’un sauveteur…

    3. En Jésus-Christ, le salut de l’homme avec l’homme : 

        un défi pour l’existence humaine et pour la pensée.

    a. Le salut nous est donné en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme…

    b. Pour nous, catholiques, Dieu opère, certes, mais nous coopérons…

                           

    C. La Croix du Christ, source de notre salut.

        « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront. » (Mc 9,31)

        « Ma vie, personne ne me l’enlève ; mais je la donne de moi-même. » (Jn 10,18)

    1. « Quand il s’offre pour notre salut, il est à lui seul l’autel, le prêtre et la victime. »

        (5ème préf. de Pâques)

    2. « Mort pour nos péchés. » (1 Co 15,3)

    a. « C’est par ses blessures que vous avez été guéris. » (1 P 2, 19-25)

    b. La souffrance de Jésus, son « exil » loin du Père : un lieu qu’on ne peut approcher.

    3. « Mort pour nous. »

    a. Il a tout saisi dans son offrande : même « le poids perdu de la souffrance ».

    b. Jésus a souffert en aimant, et cela change tout.

    Conclusion : de multiples mots dans la tradition expriment chacun un aspect du mystère du salut :

    - Illumination, Révélation, Rédemption, Libération, Divinisation, Justification, Adoption…

    - Sacrifice, Expiation, Propitiation, Satisfaction, Substitution…

    - Réconciliation…

     

    III. Le Salut, en Jésus Christ : comment mieux l’annoncer ?

           Prière et conclusion sous forme de Lectio divina.

    « Crois au Seigneur Jésus ; alors tu seras sauvé, toi et toute ta maison. »

    UN SEUL SEIGNEUR (I 46)

            Ref. Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père !

         1.  Appelés à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix, nous chantons et nous proclamons :

         2.  Appelés à former un seul Corps, dans un seul Esprit, nous chantons et nous proclamons :

         3.  Appelés à partager une seule espérance dans le Christ, nous chantons et nous proclamons :

    Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 16, 22-34)

    La foule se souleva contre Paul et Silas ; les magistrats ordonnèrent de les dépouiller de leurs vêtements pour leur donner la bastonnade. Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au gardien la consigne de les surveiller de près. Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois. Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient. Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les entraves de tous les détenus sautèrent.

    Le gardien, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s’étaient évadés, il dégaina son épée et il allait se donner la mort. Mais Paul se mit à crier : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. » Le gardien réclama de la lumière ; tout tremblant, il accourut et se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? » Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus ; alors tu seras sauvé, toi et toute ta maison. » Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui vivaient dans sa maison. A l’heure même, en pleine nuit, le gardien les emmena pour laver leurs plaies. A l’instant même, il reçut le baptême avec tous les siens. Puis il invita Paul et Silas à monter chez lui, fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu. 

    MA LUMIERE ET MON SALUT (Z 26-3)

                Ref. Ma lumière et mon salut, c’est le Seigneur, Alléluia !

        1.  Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ?

             Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ?

        4.  Une chose qu’au Seigneur je demande, la chose que je cherche,

             C’est d’habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie.

       10.  Enseigne-moi, Seigneur, ta voie, guide-moi au droit chemin ;

             Contre moi seront levés de faux témoins qui soufflent la violence.

       11.  Je verrai la bonté du Seigneur sur la terre des vivants.

                Espère en Dieu, prends cœur et prends courage, espère en Dieu !

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    [1] He 13,8 et Tt 2,13.

    [2] Gn 6,18-19.

    [3] Augustin, Sermo 169, 11,13.

    [4] Anne-Dauphine JULLIAND, Deux petits pas sur le sable mouillé, Paris, Les Arènes, 2011, 207 pages

    [5] Lc 4,18, citant Is 61,1.

    [6] Tertullien, Apologeticum, XVIII, 4.




    Luc MEYER