• Points d'attention et questions sur les itinéraire de Confimation

     La Confirmation 

    La confirmation des jeunes de 12 à 18 ans

    Points d’attention et questions à propos des itinéraires proposés aux jeunes.

    1. Les modes d’appel des confirmands : réseaux, manières d’appeler ; mouvements…

    Les jeunes vivent beaucoup en réseau : c’est facebook et twitter, c’est le pèlerinage à Lourdes, le scoutisme ou l’aumônerie, c’est les copains et l’ambiance porteuse ou non du Lycée… Malgré tout cela, il y a sans doute aujourd’hui une certaine solitude chrétienne des jeunes. Soit parce qu’ils ne sont pas soutenus par leur famille, soit parce qu’ils sont peu nombreux dans leur classe à demander la confirmation, soit aussi parce qu’ils sont comme nous au siècle de l’individualisme où la vie spirituelle est considérée simplement comme une affaire privée, entre Dieu et moi…

    QUESTIONS :

    Comment appelle-t-on maintenant les jeunes ? Comment tient-on compte du moment « réseau » dans la découverte et l’apprentissage de la dimension communautaire, paroissiale et diocésaine de la foi ? Quels sont nos accents et nos pratiques sur ce point ? Que nous semble-t-il opportun de promouvoir ?

     

    2. La vie au collège et au lycée, le sport et les activités :

        la place de la confirmation dans l’emploi du temps des jeunes.

    Nous appelons des jeunes, non pas simplement à marcher vers la confirmation, mais à s’appuyer sur la confirmation pour vivre leur vie chrétienne.

    QUESTIONS :

    Les jeunes ont-il déjà un engagement dans l’Eglise (JOC, scoutisme, MEJ, aumônerie etc.) ? Comment la préparation de la confirmation s’articule-t-elle avec ce qu’ils vivent déjà ? Comment s’articulent les temps forts et la vie en équipe de confirmation ou dans leur équipe initiale ? Quels sont les passages minimum obligés ? Sur quels points pouvons-nous progresser ?

     

    3. « Aimer le Christ et aimer l’Eglise, c’est tout un », dit Jeanne d’Arc, mais ça s’apprend.

    Pour certains, la préparation à la confirmation est une première expérience personnelle de vie en Eglise paroissiale ou diocésaine… Par leur héritage familial, ils sont familiers du Christ… En préparant la confirmation, ils vont découvrir qu’il est présent aussi dans la rencontre des autres, dans la vie d’un groupe, avec les questions des uns et des autres…

    Pour d’autres au contraire, c’est vraiment la vie de groupe qui les a conduits à demander la confirmation… Peut-être les parents ne sont-ils pas pratiquants, mais l’expérience de l’amitié et du partage les conduit à préparer leur confirmation…

    QUESTIONS :

    Comment notre préparation, avec tout ce qui est mis en œuvre, permet-elle à un jeune de faire le chemin dans un sens ou dans l’autre : grandir dans l’amour du Christ parce qu’on grandit dans l’amour de l’Eglise ou l’inverse… ? Que pourrions-nous proposer pour aller davantage dans ce sens ?

     

    4. Nous accueillons les jeunes avec leur histoire et leurs représentations de Dieu…

    Compte tenu de l’histoire familiale et aussi de toutes les images de Dieu et de l’Eglise véhiculées aujourd’hui par la philosophie ambiante et par les médias, il y a souvent un visage de Dieu à évangéliser.

    QUESTIONS :

    Comment abordons-vous avec eux la question de la souffrance, de la maladie et la mort ?

    Comment abordons-vous avec eux la question du lien entre la science et la foi ?

    Quels sont les accents qu’ils nous semble important de mettre en valeur dans l’avenir ?

     

    5. Aimer quelqu’un, c’est croire avec lui en son avenir.

    Il ne faut pas confondre les dons de l’Esprit Saint, les fruits de l’Esprit, qui mûrissent souvent plus tard dans la vie chrétienne, parfois 10 ans après… et l’effusion de l’Esprit, qui n’est pas strictement liée au sacrement de la confirmation. Pour certains, cette effusion, qui n’est pas simplement une expérience sensible, peut arriver avant la confirmation, pour d’autres au moment même, pour d’autres encore, bien après et se reproduire plusieurs fois dans la vie.

    QUESTIONS :

    Comment accompagne-t-on les jeunes dans une expérience de l’Esprit Saint qui n’est pas forcément sensible ? Comment sommes-nous patients avec eux… et avec nous-mêmes comme animateurs ? Quel regard portons-nous sur eux ? Qu’est-ce qui nous semble important dans le contexte actuel ?

     

    6. Itinéraires.

    QUESTION :

    Quels passages nous paraissent incontournables dans un itinéraire de préparation à la confirmation ?

     

    7. Autour de la confirmation :

    En amont :

    QUESTIONS :

    Parle-t-on de la confirmation quand on prépare et célèbre le baptême des petits enfants ?[1] Parle-t-on de la confirmation quand on prépare la première des communions ? Parle-t-on de la confirmation quand on prépare la profession de foi ? Que peut-on mettre en place qui favorise ce lien ?

    En aval :

    QUESTIONS :

    La confirmation confère-t-elle un statut nouveau dans la communauté ? Propose-t-on et comment à ceux qui n’appartiennent pas à une aumônerie ou un groupe particulier de continuer quelque chose avec d’autres ? Quels enjeux et quelles difficultés repérons-nous ?

    Dans nos communautés :

    QUESTIONS :

    Propose-t-on aussi la confirmation aux paroissiens et particulièrement aux personnes investies ou appelées dans les groupes de préparation au baptême, au mariage ou même à la confirmation ? 

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    POUR TRACER UN CHEMIN ENSEMBLE

    en groupe, en paroisse, en mouvement, en doyenné, en diocèse…

    Il y a sans doute un enjeu dans les mois et les années qui viennent à se donner des repères communs, en fonction de l’histoire du diocèse et des accents pastoraux mis en lumière par le Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France. 

    Que puis-je faire, là où je suis, pour avancer dans la collaboration et l’unité diocésaine ?


    [1] cf. Rituel du baptême des petits enfants, prière proposée pour introduire le Notre Père : « Frères, par le baptême, cet enfant est né à la vie nouvelle. Il est appelé fils de Dieu. Il l’est vraiment, dans le Christ Jésus. Un jour, par la confirmation, il recevra en plénitude l’Esprit-Saint. Un jour, il approchera de la table du Seigneur pour prendre part au repas de l’Eucharistie, il donnera lui-même à Dieu le nom de Père, au milieu de ses frères chrétiens. Aujourd’hui, en son nom, dans l’Esprit reçu à notre baptême, disons ensemble la prière des enfants de Dieu. », p.80.

     

     

     

    Luc MEYER